Vietnam : crues historiques et glissements meurtriers

L’essentiel à retenir : les pluies record au Vietnam, avec 1,7 mètre en 24h à Hué, annoncent l’urgence climatique. Derrière les 40 morts et 26 000 évacués, c’est notre planète qui sonne l’alarme. Cet appel à agir sonne clair : 1,7m d’eau en 24h, c’est plus qu’un adulte, pour préserver nos vies et notre histoire.
Quand les pluies ne s’arrêtent plus et que la terre se dérobe, comment rester insensible à la tragédie qui frappe le Vietnam ? Derrière les crues historiques et les glissements de terrain, ce sont des vies brisées, des paysages familiers engloutis, et une urgence climatique qui nous rattrape tous. Entre la déferlante de 1,7 mètre de pluie en 24 heures et les 150 glissements de terrain signalés, plongeons ensemble dans cette catastrophe qui interroge notre lien avec la nature… et peut-être pourquoi la Terre semble soudainement nous envoyer des signaux d’alarme.
- Des pluies diluviennes : un cocktail météo dévastateur
- Un bilan humain tragiquement lourd
- Quand l’eau emporte tout : dégâts matériels et joyaux culturels submergés
- La double menace : quand les inondations s’accompagnent de glissements de terrain
- Le Vietnam face au changement climatique : une vulnérabilité qui s’aggrave
- Et maintenant ? Entre résilience et nécessaire prise de conscience

Le Vietnam sous les eaux : une tragédie qui nous interpelle
Quand je vois ces images du Vietnam, mon cœur se serre. Comment ces paysages que j’admire tant, ces rizières, ces villes comme Huế ou Hoi An, peuvent-ils être balayés en quelques jours ? Ces pluies sans fin, la nature d’habitude si douce devenue force incontrôlable… Et toi, tu te demandes : comment des lieux classés à l’UNESCO résistent-ils à des mètres d’eau ?
Ici, au cœur du Vietnam, l’automne 2025 bascule dans l’horreur. À Huế, les jardins du palais impérial disparaissent sous les flots. À Hoi An, les lanternes colorées flottent parmi les débris. Plus de 26 000 habitants fuient, tandis que 35 vies, 5 000 hectares de cultures et 16 000 têtes de bétail sont emportés… Des chiffres qui racontent des vies brisées.
Mais derrière la tragédie, une question reste en suspens : pourquoi ces crues atteignent-elles une telle violence ? Et si, en comprenant ces pluies extrêmes, on pouvait agir demain ? Chaque goutte d’eau cache une leçon à écouter.
Des pluies diluviennes : un cocktail météo dévastateur
Quand les typhons rencontrent l’air froid
Imagine-toi un ouragan qui s’invite à une tempête hivernale : c’est ce qui s’est produit au Vietnam en 2025. Les typhons Bualoi et Matmo, porteurs d’air humide et chaud, sont entrés en collision avec des masses d’air froid venues du nord. Ce mélange inédit a généré une machine à précipitations sans précédent.
Des vents d’est records, accélérateurs de crise
Les vents d’est, véritables turbo des pluies, ont soufflé sans relâche. Associés à une zone de convergence tropicale active, ils ont pompé l’humidité marine pour arroser le pays à raison de 1,7 mètre en 24h à Hué. C’est comme si tu empilais 17 bouteilles d’eau de 10cm sur ta table, en une journée !
Un débordement historique à Da Nang
La rivière de Da Nang n’avait plus connu un tel débit depuis 1965. Son niveau a dépassé les repères d’historique, inondant les rues de Hoi An, patrimoine UNESCO submergé jusqu’à la taille. Ces événements, selon les scientifiques, sont exacerbés par le réchauffement climatique qui rend nos orages 25% plus intenses qu’il y a 50 ans.
Glissements de terrain : l’ombre inquiétante
Plus de 150 glissements de terrain ont frappé le Vietnam central en 2025. Le sol saturé d’eau, combiné aux pentes abruptes, a transformé les collines en rivières de boue. Dans la province de Quang Ngai, des villages entiers ont été coupés du monde, rappelant que chaque goutte supplémentaire peut déclencher l’irréversible.
Un bilan humain tragiquement lourd
Derrière chaque chiffre, il y a une famille, une histoire, une vie brisée… Au 4 novembre 2025, le bilan est clair : 40 vies perdues, 6 personnes toujours portées disparues, et 78 blessés. Ces intempéries ont frappé des communautés entières, laissant des traces indélébiles sur les visages des survivants.
- 40 décès confirmés dans les inondations
- 5 à 6 personnes disparues, recherchées sans relâche
- 78 blessés pris en charge dans des conditions extrêmes
- Plus de 26 000 habitants évacués pour fuir les eaux déchaînées
Les 26 000 évacués ne représentent pas que des statistiques. Combien ont dû quitter leur foyer en urgence, avec juste le nécessaire ? Combien ont vu leurs villes, comme Huê et Hoi An classées à l’UNESCO, submergées sous des mètres d’eau ? Ces chiffres racontent des exodes forcés, des nuits passées dans des abris de fortune, un lien avec la terre brutalement rompu. Les glissements de terrain, plus de 150 recensés, ont encore compliqué les secours, isolant des villages entiers.
Le Vietnam vit une année 2025 sous haute tension. Sur les neuf premiers mois, les catastrophes naturelles ont déjà coûté la vie ou fait disparaître 187 personnes, comme le souligne Challenges. Ces inondations ne sont pas un accident isolé, mais un cri d’alarme répétitif face à l’urgence climatique. Les typhons Bualoi et Matmo, déjà passés en octobre, avaient marqué les esprits. Aujourd’hui, Kalmaegi menace à nouveau, rappelant que la nature n’oublie rien, et que l’humain doit apprendre à vivre avec ces nouveaux risques.
Quand l’eau emporte tout : dégâts matériels et joyaux culturels submergés
Des vies et des moyens de subsistance anéantis
Quand je lis ces chiffres, j’ai un pincement au cœur. Derrière chaque hectare de riz inondé, c’est une famille entière qui perd sa nourriture et son revenu. Ces 16 000 bovins disparus balayent des générations de traditions agricoles. Voici un aperçu des dégâts matériels et agricoles :
| Catégorie | Impact |
|---|---|
| Habitations | 128 000 maisons inondées, eaux atteignant 3 mètres |
| Cultures | 5 000 hectares de rizières détruits, menaçant la sécurité alimentaire |
| Bétail | 16 000 bovins et milliers de volailles emportés |
| Infrastructures | Routes, écoles et hôpitaux endommagés, coupant l’accès aux secours |
Les rizières vietnamiennes nourrissent des millions de personnes. Quand les vagues détruisent ces champs, elles effacent aussi un paysage façonné depuis des siècles. Imaginez les paysannes et les éleveurs confrontés au vide que laissent ces pertes. Les eaux ont emporté 26 000 habitants de chez eux, laissant 35 personnes disparues.
Hué et Hoi An, le patrimoine mondial sous les eaux
Les ruelles pavées de Hoi An, classée à l’UNESCO, ressemblent à des canaux improvisés. À Huê, la Cité impériale a vu ses fondations rongées par les eaux. Ces sites ne sont pas que des pierres anciennes : ce sont des modes de vie uniques. L’UNESCO souligne que ces lieux « ne sont pas des musées figés, mais des écosystèmes vivants ». Leur dégradation efface des savoir-faire et mémoires collectives que les vagues ne pourront recréer.
La double menace : quand les inondations s’accompagnent de glissements de terrain
Imagine une catastrophe naturelle qui ne se contente pas de noyer les terres, mais qui aussi déstabilise la terre sous nos pieds. C’est exactement ce qui s’est produit au Vietnam, où les pluies torrentielles ont déclenché non seulement des inondations historiques, mais aussi plus de 150 glissements de terrain. Une véritable « catastrophe dans la catastrophe », comme le décrivent les habitants.
Les conséquences sont dévastatrices. Rien que dans la province de Quang Ngai, près de 1 700 personnes ont été complètement isolées, coupées de toute aide extérieure. Les routes, principales artères du pays, sont devenues impraticables. Impossible pour les secours d’acheminer nourriture, médicaments ou matériel.
- L’isolement de milliers de personnes, comme ces 1 700 habitants de Quang Ngai bloqués sans accès aux secours.
- Le blocage des routes, transformant les trajets en parcours du combattant pour les équipes d’urgence.
- La destruction directe d’habitations et de cultures sur les pentes, laissant des familles sans toit ni revenus.
Tu penses que c’est une situation isolée ? Détrompe-toi. Selon euronews, le phénomène n’est pas nouveau : à Sa Pa, un glissement de terrain similaire avait déjà coûté la vie à 6 personnes. Et pourtant, face à ces défis, les communautés locales continuent de se battre, un pas après l’autre, pour rebâtir leur quotidien.
Le Vietnam face au changement climatique : une vulnérabilité qui s’aggrave
Quand les vagues de Da Nang dépassent un seuil record en 60 ans, quand les rues de Hoi An, site classé de l’Unesco, disparaissent sous les eaux, une question s’impose : ces événements sont-ils encore le simple fruit du hasard climatique ? Difficile d’y voir autre chose que la main invisible du réchauffement global.
Les chiffres sont clairs : chaque degré supplémentaire permet à l’atmosphère de retenir 7 % d’humidité en plus, engendrant des pluies extrêmes comme celle de 1,7 mètre en 24h à Hué. Le Vietnam, 13e pays le plus vulnérable aux aléas climatiques selon une étude sur les risques climatiques au Vietnam, en paie le prix.
- Le Delta du Mékong pourrait perdre 39 % de sa superficie d’ici 2100 face à la montée des eaux
- Les mangroves, protection naturelle contre les tempêtes, ont vu leur surface divisée par deux en 30 ans
- 37 décès, 128 000 habitations noyées, 16 000 bovins emportés en 2025 : les coûts humains et économiques s’envolent
Derrière ces chiffres, une réalité plus vaste se dessine. Avec ses 3 200 km de côtes, le pays subit déjà les effets d’un réchauffement qui s’accélère. Entre 2015 et 2025, chaque catastrophe a coûté en moyenne 50 millions d’euros. Et si les glissements de terrain se multiplient – 150 enregistrés en 2025 –, c’est aussi en raison de la disparition progressive des mangroves.
Alors que les typhons se succèdent et que les pluies torrentielles deviennent norme, une question brûle : jusqu’où cette spirale destructrice peut-elle aller ? Le Vietnam, laboratoire du changement climatique, nous offre des réponses que personne ne veut entendre. Mais comme le murmure un proverbe local : « Mieux vaut allumer une bougie que maudire l’obscurité. »

Et maintenant ? Entre résilience et nécessaire prise de conscience
Face à 35 morts, 26 000 évacués et 5 000 hectares de cultures détruits, le Vietnam incarne une résilience incroyable. Forces armées, secouristes et habitants unis montrent que chaque geste compte, même quand les eaux atteignent les toits.
Le Premier ministre Pham Minh Chinh a lancé des directives urgentes : sauver des vies, réparer routes et soutenir agriculteurs. À Hué et Hoi An, classées à l’UNESCO, les habitants nettoient, reconstruisent, refusent l’abattement. Derrière les chiffres, il y a des visages – des enfants replantant des rizières, des familles persévérantes.
Nous, observateurs à distance ? Croire que ce n’est « pas notre problème » serait une erreur. Ces inondations, ces glissements de terrain révèlent une planète qui souffre. Le réchauffement climatique n’est plus une menace abstraite : il se cache dans chaque pluie torrentielle, chaque coulée de boue.
Pourtant, l’espoir existe. Apprendre, partager, agir – réduire sa consommation, planter un arbre, voter écologique – sont des actes simples mais puissants. Prendre soin de la Terre, c’est prendre soin de nous-mêmes. Alors, et si on commençait dès maintenant ?
Face à ces drames climatiques, le Vietnam incarne une force qui nous émeut. Derrière les vagues de solidarité et la mobilisation des secours, une leçon s’impose : chaque geste compte pour protéger notre Terre. Parce que comprendre, c’est déjà agir. Parce qu’ensemble, nous pouvons écrire un futur où la nature reprend sa place… et son souffle.
FAQ
Quelles sont les causes des crues historiques qui touchent le Vietnam ?
Derrière ces pluies record qui noient le Vietnam, il y a un mélange explosif de phénomènes météo. Imagine-toi un cocktail de typhons successifs (Bualoi, Matmo, et le prochain Kalmaegi), de vents d’est violents, et d’une zone tropicale humide qui ne se calme pas. Résultat ? Des précipitations à couper le souffle, jusqu’à 1,7 mètre en 24h dans des villes comme Hué — plus haut qu’un adulte les bras levés ! Et quand la rivière de Da Nang déborde comme jamais en 60 ans, on comprend que la nature nous rappelle parfois à l’ordre…
Quel est le bilan humain de ces inondations ?
Derrière chaque chiffre, il y a une histoire bouleversante. En ce début novembre 2025, 40 personnes ont perdu la vie, 6 sont portées disparues, et 78 ont été blessées. Plus de 26 000 habitants ont dû quitter leur maison, arrachés à leur quotidien. Et ce n’est pas un drame isolé : sur l’année 2025, les catastrophes naturelles ont déjà causé 187 morts ou disparitions. Lire ces nombres me serre le cœur, mais je pense à leur courage pour rebâtir malgré la tourmente.
Les inondations menacent-elles le patrimoine culturel vietnamien ?
Absolument, et c’est une douleur partagée par le monde entier. Les ruelles pavées de Hoi An, joyau de l’UNESCO, ressemblent à des canaux vénitiens improvisés. À Hué, les maisons historiques ont vu l’eau grimper jusqu’aux toits. Ces lieux, si chers à l’âme du Vietnam, portent les cicatrices de la crue. Protéger ces trésors, c’est préserver la mémoire de l’humanité, pas juste des pierres.
Comment les glissements de terrain aggravent-ils la situation ?
Quand la terre cède, c’est une double catastrophe. Plus de 150 glissements ont piégé des familles entières, isolant même 1 700 personnes dans le Quang Ngai. Les routes, coupées net, ralentissent l’aide. Et ces drames ne sont pas nouveaux : en 2024, Sa Pa a perdu 6 vies à cause d’un glissement similaire. La montagne, si généreuse en paysages, devient parfois une menace sourde…
Est-ce que le changement climatique est responsable de ces événements ?
Difficile de ne pas faire le lien. L’air plus chaud retient 7% d’humidité en plus par degré, transformant les pluies en véritables torrents. Le Vietnam, 13e pays le plus vulnérable, voit ses mangroves disparaître (divisées par deux en 30 ans) alors qu’elles formaient nos alliées naturelles. Et le Delta du Mékong, poumon du pays, pourrait voir un tiers de ses terres sous l’eau d’ici 2100. Chaque geste compte, même microscopique, pour apaiser cette planète qui nous murmure des SOS.
Chargée de projets en transition écologique avec un Master en développement durable, je suis passionnée par l’écologie, les innovations durables et la sobriété énergétique. Mon engagement porte sur la création de villes résilientes et la sensibilisation à travers des approches pédagogiques adaptées.
